RESPIRE

Notre vision communautaire

La vie commune au Temple Neuf se réalise en trois dimensions qui lui donnent son profil : rencontre, spiritualité, réflexion (abrégées RESPIRE). Elles sont pour nous des lieux  de respiration, d’inspiration et d’un ‘apprentissage à vie’.

RENCONTRES

L’humain n’est pas fait pour vivre en séparation. La rencontre nous ancre dans la réalité d’une vie partagée. Nous croyons que les expressions plurielles de la foi de Dieu peuvent se rencontrer non seulement dans la spiritualité, mais tout autant dans les arts, les cultures et l’entraide, pour « faire Église » aussi avec ceux « qui n’y sont pas ». C’est en offrant l’hospitalité de l’Église à toute personne que Dieu vient à notre rencontre.

SPIRITUALITÉ

Construire une Église qui accueille chacun comme il est, c’est partager les joies et les peines, les convictions, questions et doutes. Nos célébrations chrétiennes
invitent chacun à relire librement sa vie à la lumière des récits de la Bible, en conjuguant l’inspiration de la foi en Christ à la clarté de la raison. La Bible éveille la conscience, stimule la curiosité pour tout ce que la vie nous réserve, et nous aide à vivre ensemble. Elle nous décentre et nous envoie vers ceux qui ont besoin de nous.

RÉFLEXION

La formation spirituelle et personnelle, en particulier par l’étude éclairée des textes bibliques et le partage fraternel, est le gage de notre réflexion. Par le libre examen des expériences humaines et religieuses, nous gagnons en liberté au moyen de la libération dont la foi de Dieu nous investit. À partir de cheminements divers et complémentaires, nous cultivons une vie communautaire pour avancer ensemble vers le Christ à venir.

Une "carte de visite" pour le Temple Neuf

Billet du pasteur Rudi Popp

Comment dire, simplement mais précisément, pourquoi nous faisons ce que nous faisons au Temple Neuf ?

En l’absence d’un magistère unique, le protestantisme est défini par des confessions de foi qui ont été rédigées au cours de l’histoire. Ainsi, pour connaître la « confession » de l’union d’Églises à laquelle nous appartenons, il suffirait de lire ses textes « symboliques » (désignant, au sens ecclésial, les formules résumant la foi de l’Église) dans le « Livre de Concorde » luthérien de 1580 (les trois symboles œcuméniques, la confession d’Augsbourg, les catéchismes de Luther, etc.), de même que des confessions de foi réformées (la confession de La Rochelle de 1559, le catéchisme de Heidelberg de 1563, la déclaration de Barmen de 1934, etc.). On pourrait consulter la Concorde de Leuenberg (1973) pour comprendre les bases de l’union luthéro-réformée ou en relire le résumé dans l’excellent livret intitulé « Jalons pour vivre, croire et témoigner ensemble » (2015).

Or, un corpus doctrinal, même reformulé, ne remplace pas une carte de visite. Dans l’objectif de dire aussi simplement et précisément que possible leur identité, et pour mieux se présenter à un public peu enclin à l’étude de confessions de foi entières, des Églises et paroisses protestantes partout dans le monde — à l’instar d’autres organisations — ont rédigé de courts manifestes, appelées parfois « covenant » (aux États-Unis) ou « Leitbild » (en Allemagne). Dans le monde économique de langue française, on parle de « mission d’entreprise » ; pour l’Église, il convient de traduire « vision communautaire ». 

Le Conseil presbytéral, avec le pasteur, a travaillé sur une telle « vision communautaire » pour le Temple Neuf. Ce texte n’a pas vocation à énumérer nos activités, mais d’en indiquer l’esprit et la visée.
Il sera soumis à la discussion lors d’une prochaine assemblée paroissiale.