RESPIRE

Que vous soyez un habitué des lieux ou un simple curieux, soyez le bienvenu au Temple Neuf.

Laissez-vous inviter à vous poser, à voir et à entendre, à parler et à célébrer, selon votre propre rythme, votre histoire personnelle et vos convictions. Régit par votre souffle intérieur, avancez au travers de nos propositions, tant cultuelles que culturelles tout au long des semaines.

Notre projet d’église

La vie commune au Temple Neuf se réalise en trois dimensions :

 rencontre, spiritualité, réflexion (abrégées RESPIRE).

Elles sont pour nous des lieux  de respiration, d’inspiration et d’un ‘apprentissage à vie’.

RENCONTRE

L’humain n’est pas fait pour vivre en séparation. La rencontre nous ancre dans la réalité d’une vie partagée. Nous croyons que les expressions plurielles de la foi de Dieu peuvent se rencontrer non seulement dans la spiritualité, mais tout autant dans les arts, les cultures et l’entraide, pour « faire Eglise » aussi avec ceux « qui n’y sont pas ». C’est en offrant l’hospitalité de l’Eglise à toute personne que Dieu vient à notre rencontre.

SPIRITUALITé

Construire une Église qui accueille chacun comme il est, c’est partager les joies et les peines, les convictions, questions et doutes. Nos célébrations chrétiennes invitent chacun à relire librement sa vie à la lumière des récits de la Bible, en conjuguant l’inspiration de la foi en Christ à la clarté de la raison. La Bible éveille la conscience, stimule la curiosité pour tout ce que la vie nous réserve, et nous aide à vivre ensemble. Elle nous décentre et nous envoie vers ceux qui ont besoin de nous.

RéFLEXION

La formation spirituelle et personnelle, en particulier par l’étude éclairée des textes bibliques et le partage fraternel, est le gage de notre réflexion. Par le libre examen des expériences humaines et religieuses, nous gagnons en liberté au moyen de la libération dont la foi de Dieu nous investit. À partir de cheminements divers et complémentaires, nous cultivons une vie communautaire pour avancer ensemble vers le Christ à venir.

Un espace liturgique rond

En 2014, un réaménagement de l’espace liturgique a permis de donner à cet espace une forme en cohérence avec l’architecture Neo-romane et la liturgie contemporaine.

L’assemblée célébrante, dont la taille varie entre 30 et 70 personnes, est disposée en cercle au milieu de la nef. Le rond est en effet une forme omniprésente dans l’architecture néo-romane du Temple Neuf. Liturgiquement, la disposition de l’assemblée en cercle permet non seulement de « faire corps », même en petit nombre, mais elle renvoie à une symboliques religieuse et chrétienne millénaire.

Le cercle représente, dès l’origine de la pensée géométrique, la forme parfaite par excellence. Depuis la nuit de l’humanité, des sanctuaires ont été érigés en forme circulaire (tel que Stonehenge) pour rappeler celle du soleil et de la lune. Les mystiques de toute obédience représentaient souvent Dieu par un cercle.

Le cercle ne connaît ni début, ni fin, ni direction, ni orientation. C’est pourquoi, dans le Language symbolique, le cercle représente le ciel et tout ce qui relève du domaine spirituel : son contraire est le carré, représentant le monde terrestre, humain et matériel.

Dans une assemblée chrétienne, le cercle fait aussi circuler la Parole, à l’intérieur des Ecritures. La table de communion au centre est volontairement dépouillée : elle représente la proximité sans démonstration du Christ, dont tous les auditeurs sont à équidistance.

Une "carte de visite" pour le Temple Neuf

Billet du pasteur Rudi Popp

Comment dire, simplement mais précisément, pourquoi nous faisons ce que nous faisons au Temple Neuf ?

En l’absence d’un magistère unique, le protestantisme est défini par des confessions de foi qui ont été rédigées au cours de l’histoire. Ainsi, pour connaître la « confession » de l’union d’Églises à laquelle nous appartenons, il suffirait de lire ses textes « symboliques » (désignant, au sens ecclésial, les formules résumant la foi de l’Église) dans le « Livre de Concorde » luthérien de 1580 (les trois symboles œcuméniques, la confession d’Augsbourg, les catéchismes de Luther, etc.), de même que des confessions de foi réformées (la confession de La Rochelle de 1559, le catéchisme de Heidelberg de 1563, la déclaration de Barmen de 1934, etc.). On pourrait consulter la Concorde de Leuenberg (1973) pour comprendre les bases de l’union luthéro-réformée ou en relire le résumé dans l’excellent livret intitulé « Jalons pour vivre, croire et témoigner ensemble » (2015).

Or, un corpus doctrinal, même reformulé, ne remplace pas une carte de visite. Dans l’objectif de dire aussi simplement et précisément que possible leur identité, et pour mieux se présenter à un public peu enclin à l’étude de confessions de foi entières, des Églises et paroisses protestantes partout dans le monde — à l’instar d’autres organisations — ont rédigé de courts manifestes, appelées parfois « covenant » (aux États-Unis) ou « Leitbild » (en Allemagne). Dans le monde économique de langue française, on parle de « mission d’entreprise » ; pour l’Église, il convient de traduire « vision communautaire ».

Le Conseil presbytéral, avec le pasteur, a travaillé sur une telle « vision communautaire » pour le Temple Neuf. Ce texte n’a pas vocation à énumérer nos activités, mais d’en indiquer l’esprit et la visée.
Il sera soumis à la discussion lors d’une prochaine assemblée paroissiale.