UNE ÉGLISE POUR CEUX QUI N’Y SONT PAS

Laissez-vous inviter à vous poser, à voir et à entendre, à découvrir à votre propre rythme, à parler et à célébrer au travers des diverses animations que nous vous proposons : parcours de découverte sur tablettes numériques, méditations oecuméniques du vendredi soir (« respire - une heure ailleurs »), offices du dimanche, ateliers bibliques et historiques, concerts, expositions, conférences...
La paroisse du Temple Neuf (traduit de l’allemand "Neue Kirche") est l’héritière de l’ancienne paroisse St-Laurent de la Cathédrale de Strasbourg, passée à la Réforme dès 1523 sous la houlette du réformateur Matthieu Zell. En 1681, la communauté déménagea de la Cathédrale à l’église (abandonnée) des Dominicains, dont le chœur avait déjà servi de lieu de culte aux protestants. Jean Calvin y avait officié en tant que pasteur de la première communauté protestante française de Strasbourg de 1538 à 1541.
Fondé en 1260, le couvent des Dominicains de Strasbourg fût, au 14e siècle, le berceau d’un courant de pensée appelé «mystique rhénane», animé par le célèbre Maître Eckhart et son disciple Jean Tauler. L’ancienne église des Dominicains devenue Temple Neuf fut détruit pendant la guerre franco-allemande de 1870. Le bâtiment actuel fut inauguré en 1877.
QU’EST-CE QU’UN CULTE PROTESTANT ?
Un lieu de silence et de repos,
à la place du bruit permanent et de l’activisme ;

Un temps de parole personnelle
sans l’interférence d’une machine anonyme ;

Un espace accordé à la résistance secrète et ouverte
par la parole protestataire ;
Cet instant où miraculeusement le stress habituel, l’exigence de la performance cèdent la place au chant et à la musique ; le bluff ou le show, au geste de la prière ;

La justification par la grâce seule
qui entrouvre son champ de puissance
à la place du rendement obligatoire et de l’efficience ;

L’acceptation sans condition et non le licenciement ;
une ouverture pour et à tout le monde
qui s’offre comme alternative à la solitude, l’individualisme, le particularisme ;
Les arguments de la raison libérée qui s’opposent à la puissance de la violence ;

Les raisons du cœur et les sentiments qui acquièrent leur juste valeur contre le rationalisme et le calcul ;

Le courage pour le provisoire,
le non encore terminé,
là où la pression du perfectionnisme cède le pas.